plein succès pour l'ouverture de Festiblues ! salle comble !
Boogielicious, quand le blues s’amuse La révélation Loïs Morgan pour débuter la soirée, puis Boogielicious en communion avec le public : le 5 Festiblues n’a pas manqué son entrée vendredi soir au Grillen colmarien. Affaire à suivre avec deux autres concerts cette semaine.
Venu de nulle part ou plutôt de Périgueux, Loïs Morgan a justifié sa présence surprise au programme. Le jeune homme a incarné le concept de one man band accompagné de sa guitare, son dobro, son banjo, sa batterie et, en prime, on vous rajoute un bottleneck. Le blues estampillé US n’a plus de secret pour un mu‐ sicien adroit du manche et de la caisse qui a donc fait des pieds et des mains pour embarquer un public conquis sur les rives de la Nouvelle-Orléans.
Il a fallu un peu de temps à Boogielicious pour trouver la bonne carburation, même si le public ta‐ pait déjà dans les mains après trois notes ! Mais ensuite, quel festival. Les gaillards ont du mé‐ tier à revendre. Sobriété et dis‐ crétion ne masquent pas le talent du flegmatique pianiste et chan‐ teur Eeco Rijken sur le passage duquel personne ne ricane. Occupant le devant de la scène, mais pas bêcheur pour un sou, Bertram Becher use avec jouissance de ses harmonicas sur tous les registres, sans en abuser. Quant au batteur David Herzel, il excelle avec ou sans baguettes et complète à merveille un combo qui, en dehors de qualités musi‐ cales évidentes mises au service du boogie-woogie, repose sur deux valeurs essentielles à ses yeux : l’amitié et le plaisir de partager son bonheur avec le public. 20 ans et complices comme au premier jour Herzel a rappelé que le groupe fêterait ses 20 ans en 2027. Ses compères et lui s’en pourlèchent visiblement les babines à l’avance, et ont magnifié leur complicité avec l’émouvant et bien nommé Friends. Quant au partage, il s’est mani‐ festé d’abord lors d’une descente dans le public. Puis dans un rappel endiablé en forme de bœuf de qualité, lors duquel Boogielicious a invité Loïs Morgan et le maître des lieux, Robert Koch, sur scène pour un final où chacun des cinq musiciens s’est alors mis au ser‐ vice de l’autre pour offrir une conclusion en apothéose qui a laissé le public extatique.
merci à Guy Thomann pour ce papier d'ambiance absolument conforme !
Les prochains rendez-vous du Festiblues : jeudi 26 mars avec Veronica Sbergia et ses Red Wine Serenaders pour un blues roots mâtiné de ragtime. Le lendemain, le routard Greg Copeland et les très appréciés Blues Cats frayeront avec une soul triturée de funk. Tout un programme…