Hermetic Delight + Damaghead par Hiéro
20h30
Hermetic Delight + Damaghead
Un concert organisé par Hiéro Colmar le 2 octobre :
Ouverture des portes à 20h30
Le Grillen - 68000 Colmar
Tarifs : 20€ soir / 15€ membre Hiéro-Lézard- CDC/ étudiant * /6€ avec la Carte Culture (étudiants UHA - UNISTRA)
Billets
Infos : 0619788798 - www.hiero.fr
* sur présentation d'un justificatif en caisse du soir
Hermetic Delight
Il y a des chansons qui tiennent debout et d’autres qui sont faites pour tomber. Ce trio né entre Strasbourg et Ankara traverse ces bascules sans mode d’emploi.
À y penser, leur esthétique navigue quelque part entre les fulgurances Sub Pop et les mirages 4AD depuis le début. On les a d’abord entendus débordants, entre shoegaze et bruitisme (Heartbeat, 2012, To The Grave To The Rave, 2013).
Vow (2016) resserre les lignes avec un
disque live plus sec et intense. En 2020, F.A. Cult, produit par Charles Rowell (Crocodiles), marque un tournant : la pop s’affirme, l’air circule davantage, mais la tension reste là.
Aujourd’hui, on reconnaît leur façon de tenir un motif jusqu’à l’obsession pendant que tout se déplace autour. La voix de Zeynep Kaya enveloppe et transporte, s’étirant ou se resserrant au
fil des morceaux. Delphine Padilla donne à la batterie une allure motorique où chaque frappe semble chorégraphiée. Atef Aouadhi fait dialoguer guitares et basses, limpides ou incisives, qui ouvrent l’espace et guident les chansons. Les synthés surgissent ou se retirent pour troubler ou illuminer les mélodies.
https://octobertone.com/band/hermetic-delight
Damaghead
Damaghead, c'est trois potes qui courent après l'expérience ratée du groupe de rock de lycée. Ils commencent par faire du garage punk en crop-tops. Leur fougue a d'abord avalé le Grand Est, passant de "caves moites", pour les citer, et du modeste Tremplin Pulsations en 2023 jusqu'au club de la Laiterie et Berlin dès l'année suivante. C'est ensuite à Paris qu'ils sont accueillis, notamment au Pop Up du Label, au SuperSonic et à l'Alimentation Générale.
Puis l'hiver est passé par là, la nostalgie a infecté l'entrain enfantin qui caractérisait leurs compositions précédentes ; la claque Fontaines D.C. a fini de relancer la machine créative. Une seconde page prend forme progressivement, absorbant le doux-amer nonchalant des anglais de Oasis au passage. Ce qui en ressort ? Parfois la sensation d'avoir avalé un litre de café, parfois un retour aux conversations ivres entre amours de jeunesse, allongés sur l'herbe humide du jardin.
Le virage est calculé: le double-single garage College of my Heart/ Doubt sorti cette année sert de conclusion à leur opus précédent. Si ce premier EP était porté par une basse post-punk, une voix carrément punk et une énergie foudroyante qui avait fait trembler les salles de concert, Damaghead prend un tournant britpop, toujours mis en lumière par le travail d'enregistrement et de mix de Greasy Studios. Que la délicatesse nouvelle ne nous y trompe pas: le groupe parisiano-strasbourgeois compte toujours hanter les oreilles de ses auditeurs avec ses mélodies entêtantes, et ne se départit pas de son enthousiasme juvénile revendiqué.